[INTERVIEW] 22/02/2011 Jay pour Complexmag

C’est une histoire qui a passionné les admirateurs de K-pop d’un point de vue aussi bien local qu’international. Une histoire au parfum de jeunesse, de célébrité et de scandale. En seulement 4 ans, Jay Park, est passé du
rang de simple adolescent américain à celui de l’un des chanteurs les plus populaires d’Asie au sein du groupe de K-pop, 2PM. Au point culminant de sa popularité, une controverse médiatique l’avait forcé à s’exiler hors de
Corée du Sud. Après s’être brièvement réfugié à Seattle, Jay se prépare à revenir sur le devant de la scène à la fois en Asie et aux États-Unis, mais cette fois en tant que soloïste. Comment y est-il arrivé?
Tout d’abord, récapitulons. En 2004, Jay était un lycéen ordinaire de Seattle lorsqu’il se présenta pour les auditions organisées par le magnat du divertissement, Park Jin Young (JYP) qui était aux États-Unis pour trouver sa
nouvelle perle rare. Impressionné par le potentiel du jeune garçon de 17 ans, JYP envoya Jay suivre son programme de formation en Corée. Les débuts furent difficiles car sans sa famille, Jay eut du mal à s’adapter au choc
culturel et à l’exigence requise dans son nouvel environnement. Cependant, en automne 2008, après presque quantre ans dans « l’usine à talent » de JYP, tous ses efforts payèrent, Jay (maintenant appelé par son nom
coréen, Park Jaebum) débuta en tant que leader du nouveau groupe nommé 2PM. Avec le succès de leur titre phare « Again & Again », 2PM devint l’un des groupes masculins les plus en vogue en Corée du Sud et Jaebum,
une idole à travers toute l’Asie.
Tout s’écroula le 4 Septembre 2009, lorsque la blogosphère coréenne tomba sur une série de messages personnels rédigés par Jay à l’attention de l’un de ses amis en 2005, dévoilés par un internaute qui pirata le compte
MySpace de Jay. Les injures, proférées alors par un adolescent de 17 ans juste avant son arrivée en Corée du Sud « la Corée c’est gay… je déteste les coréens » provoquèrent une colère immédiate du public et Jay
s’excusa juste après leur révélation. Cependant, la haine éprouvée par les internautes ne fit que s’intensifier et moins d’une semaine après, Jay quitta brusquement 2PM pour retourner à Seattle.
Durant les mois suivants le départ de Jay, des rumeurs concernant son retour probable dans le groupe circulèrent constamment. En février 2010, JYP fit pourtant l’annonce de la rupture de contrat de Jay et en y ajoutant de
manière cryptée un évènement qui aurait été soi-disant couvert par l’incident MySpace. Ainsi, sa carrière au sein du groupe 2PM officiellement terminée, Jay commença à se reconstruire une carrière en tant qu’artiste solo.
Jay passa une grande partie de l’année 2010 en tournée avec Art of Movement, son groupe de breakdance, tout en préparant son retour en Corée du sud. Maintenant qu’il est sur le point de sortir son mini-album et que la
controverse est une histoire passée, Jay nous a accordé sa première interview à propos de 2PM, la Corée du Sud et ses plans pour conquérir le marché américain.
Complex : Tout d’abord, une question d’actualité. Vous avez publié des excuses publiques à JYP et 2PM la semaine dernière. Pourquoi maintenant?
Jay Park : Eh bien, c’est un peu difficile de l’expliquer, mais c’est pour plusieurs raisons qui s’éclaireront peu à peu au fil du temps. J’ai juste envie d’avancer avec ma carrière d’une bonne manière.
Complex : Est-ce que la porte est ouverte à des collaborations avec 2PM?

Jay Park : Ils ont juste à me prévenir et je suis partant. Je ne sais pas comment ils se sentent vis-à-vis de moi mais on s’est tous battus ensemble, on a débuté tous ensemble et c’est quelque chose que je n’oublierai
jamais. Pour moi, ces gars-là sont toujours mes potes. Je suis toujours partant.
Complex : De quelle manière avez-vous suivi la scène Kpop?
Jay Park : Pour être honnête, je ne suis pas la scène Kpop de très près puisque je suis occupé avec mes propres affaires. Je vérifie les classements de temps en temps pour voir qui domine mais c’est à peu près tout. Au
niveau musical, j’aime bien 2NE1 et je pense que la chanson « Shy Boy » de Secret est super adorable. [Rires]
Complex : Vous êtes récemment apparu dans le clip du nouveau groupe féminin, 5dolls. Comment cela s’est-il passé?
Jay Park : J’ai filmé juste avant de repartir pour Seattle. Mon agence a tout organisé puisqu’elle est proche de celle de 5dolls. Nous avons tourné pendant trois jours non-stop. Quand j’ai terminé, j’ai préparé mes bagages et
directement pris l’avion pour Seattle avant de revenir.
Complex : La dernière fois que nous nous sommes rencontrés, c était il y a un an, vous étiez sur scène avec votre crew à Rutgers. A ce moment-là il semblait que vous étiez toujours en phase de réadptation à votre vie après
2PM. Comment se passent les choses depuis?
Jay Park : Là tout de suite, ça se passe bien. En gros, j’ai plus de liberté pour m’épanouir en tant qu’artiste. Je peux travailler avec qui je veux, écrire mes propres chansons et emmener ma bande  sur les plateaux
de télévision pour qu’ils dansent avec moi donc tout va bien.
Complex : Bien que votre résidence principale soit à Seattle, nous avons appris que vous voyagiez dans toute l’Asie. Comment se passe votre quotidien?
Jay Park : C’est plutôt difficle puisque je fais beaucoup d’allers et retours donc je ressens les conséquences du décalage horaire mais j’ai pu assister à deux battles et nous avons remporté le Mighty 4 à Portland. Nous
avons aussi emmené Andrew Baterina, mon chorégraphe, en Corée du Sud et nous sommes sur le point de filmer le clip à la fin du mois.
Complex : Est-ce le clip de « Demon » ?
Jay Park : Non, c’est pour mon album en Corée du Sud qui sortira en Avril.
Complex : Expliquez moi comment le projet s’est réalisé.
Jay Park : En fait, mes fans voulaient que je sorte un album avec des chansons en coréen. Même lors de mes concerts, je n’ai que quelques chansons à moi en coréen et j’enchaine ensuite sur des reprises de chansons
de Chris Brown ou alors Usher. Je n’ai pas d’album tout en coréen donc je me suis dit, allez je dois m’y mettre. L’un de mes potes de ma bande est aussi producteur donc il a pu me fournir quelques instrus. J’en ai aussi
d’autres qui me viennent de rappeurs coréens underground. Puis, j’ai écrit les paroles, me suis occupé des arrangements vocaux et des raps. J’ai enregistré des chansons que je considère déjà comme des classiques,
elles sortiront sous la forme d’un mini-album en Avril.
Compex : Où est-ce que l’enregistrement des chansons a été effectuée? Ici ou à l’étranger?
Jay Park : La plupart s’est déroulée en Corée du sud. En tout, ça m’a pris un mois. Je me préparais pour des concerts à ce moment là.
Complex : Nous savons que continuer le breakdance et rendre Art of Movement plus visible est l’un de vos objectifs. Est-ce que ça a été difficile de s’organiser entre votre carrière solo et le breakdance?
Jay Park : Nan, mes amis et moi avons parcouru le monde entier l’année dernière. Nous sommes allés aux Philippines, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, en Thaïlande, en Corée du Sud… Nous avons beaucoup
voyagé. Cette année, nous allons aussi au Japon. Et une fois que mon album sera sorti, ce sera encore plus fou.
Complex : Vous êtes reconnu pour vos talents de danseur et de chanteur mais vos dernières vidéos postées sur Youtube (le remix de 6’7″ et la reprise de « I’m Beaming » de Lupe Fiasco) mettent plus l’accent sur vos talents
de rappeurs. Est-ce que le rap est quelque chose que vous aviez toujours voulu faire?
Jay Park : J’ai toujours aimé le hip hop et le rap, même depuis le CE1.
Complex : Est-ce que vous vous souvenez de la première fois que vous avez écouté du rap?
Jay Park : Ouais, je m’en rappelle comme si c’était hier. Mon cousin, de six ans mon aîné, m’a fait écouter « Regulate » de Warren G. C’est la première chanson hip hop que j’ai écouté.
Complex : C’est un bon début.
Jay Park : Depuis ce jour, j’écoute toujours du rap et du hip hop
Complex : C’était donc naturel pour vous, alors.
Jay Park : J’ai commencé à rapper au collège. Je ne chantais pas avant. Quand j’ai été admis au programme d’entraînement de JYP, j’ai pris des cours de chant. C’est là que j’ai appris parce que j’étais un très mauvais
chanteur avant. Je ne dis pas que je suis le meilleur maintenant mais j’avais toujours apprécié le rap. J’étais très focalisé sur le lyricisme : J’écoutais des chansons d’Eminem, Canibus, Nas, 2Pac. Je ne savais pas trop
comment écrire mes paroles je m’y suis peu à peu remis. En plus, l’instru de 6’7″ est vraiment terrible et j’avais tous ces raps d’écrits qui, rassemblés, pouvaient durer environ 4 minutes donc je me suis dit que je n’avais
qu’à me lancer et c’est ce que j’ai fait.
Complex : Concernant les collaborations que vous avez effectuées avec des rappeurs américains asiatiques (Dumbfoundead, J.Reyez et Decipher par exemple), comment se déroulent-elles? Est-ce qu’ils vous contactent
directement? Ou est-ce vous vous connaissiez déjà auparavant?
Jay Park : Dumbfoundead est un peu apparu sans prévenir. On s’est juste dit « Okay, faisons une chanson ensemble ». Quant à Décipher, je l’ai recontré à Rutgers. Enfin, J.Reyez m’a contacté. Je suis toujours prêt à aider un
rappeur coréen. Ils doivent déchirer, être gentils mais je suis toujours partant pour aider quelqu’un de talentueux.
Complex : La chanson « Clouds » avec Dumbfoundead et Clara C a remporté un franc succès sur Youtube. Puisque cette collaboration et les autres sont arrivées par hasard comme vous le dites, avez vous touché de l’argent?
« Clouds » par exemble, n’était pas commercialisée sur Itunes, n’est-ce pas?
Jay Park : Non, elle était seulement disponible gratuitement, pareil pour celle avec J.Reyez. J’y ai seulement participé parce que je les respecte en tant qu’artistes et que nous sommes proches. Je les aide juste, je
n’essaye pas d’en tirer profit.
Complex : Qu’en est-il de « Count On Me », votre version coréenne de « Nothin’ On You » de B.o.B? C’est votre plus grand hit en tant que soloïste jusqu’ici. Comment en-êtes vous arrivé là?
Jay Park : A la sortie de la chanson originale, quand ce n’était même pas encore un hit, j’ai pensé que je devais en faire une reprise. J’ai toujours vu des gens poster leurs reprises sur YouTube et j’ai toujours voulu faire la
même chose mais je n’en ai pas eu l’occasion. J’ai ensuite enfin eu la liberté de m’exécuter donc je l’ai fait.
Complex : Est-ce que c’était la toute première reprise que vous ayez fait?
Jay Park : Ouais, c’est la première que j’ai postée sur YouTube. J’ai par la suite été contacté par Warner Brothers Asia qui voulait que je fasse une reprise qui serait vendue en Asie parce qu’ils possèdent les droits de la
chanson. Nous l’avons fait et ce fut un succès donc c’était une bonne expérience.
Complex : Avez vous eu l’occasion d’en parler à B.o.B?
Jay Park : Non, j’aurais aimé que l’on puisse la chanter sur scène au moins une fois parce qu’il a été disque de platine selon les classements coréens.
Complex : Il s’est sûrement créé des connexions avec l’Asie grâce à tout ça.
Jay Park : Oui. Il y a eu une version dans laquelle je chante les refrains à la place de Bruno Mars qui s’est vendue à 10,000 exemplaires en Corée du Sud, ce qui est assez dur puisque tout le monde télécharge illégalement
là bas. Surtout quand on est un artiste étranger donc j’espérais avoir la chance de le rencontrer, de monter sur scène avec lui mais je n’en ai jamais eu l’occasion.
Complex : Nous sommes convaincus que l’opportunité se présentera dans le futur. Contrairement aux collaborations à l’improviste dont nous avons parlé précédemment, « Count on Me » a été commercialisée et a même été
dans les charts. Avez-vous été payé suite à celà?
Jay Park : Financièrement, le profit n’est pas énorme à cause de l’accord que l’on avait. Mais c’est une bonne chose, je voulais juste avoir la chance d’être sur le même album que B.o.B, ce qui est vraiment énorme. La
chanson s’est en fait  bien vendue de manière surprenante, elle s’est retrouvée en première position de plusieurs classements en Asie. Ce n’est même pas mon premier single officiel ou quoi que ce soit, c’est juste une reprise mais
elle s’est vendue à 60 000 exemplaires.
Complex : C’est la première chanson que vous avez performé au Beach Festival de Naksan en Corée du Sud en Août. Nous n’étions pas présents mais il parait que vous êtes celui qui a eu la plus grosse réaction. Que vous
rappelez-vous de ce concert? Et puisqu’il était également présent, avez-vous eu la chance de rencontrer Kanye West?
Jay Park : En fait, j’étais sur scène le même jour que Lupe (note : il s’agit du rappeur Lupe Fiasco). Kanye s’est produit le premier jour, Lupe le lendemain. C’était ma première performance en une année. Je pensais que je
m’en étais bien sorti mais après avoir vu l’enregistrement, j’ai réalisé que j’étais trop excité, trop énergique, ce qui a rendu les choses imprécises. Mais il y avait une bonne énergie, une bonne ambiance et tout le monde
passait un bon moment. C’était un peu dommage que je n’ai pas d’autres chansons à cette époque, j’ai du faire « Nothin’ On You » et quelques autres chansons. J’aurais aimé que mon passage ait été plus long. Mais j’ai pu
rencontrer Lupe et je l’ai interviewé pour SBS, je ne sais pas si ça a été diffusé, mais je lui ai demandé si il aimerait collaboré avec un artiste asiatique et il m’a répondu qu’il travaillait au moment même avec les Teriyaki Boyz.
Complex : Si il y avait un artiste américain pour le faire, ce serait bien Lupe.
Jay Park : Oui, il est vraiment humble. Il est cool.
Complex : En Avril dernier, il y avait un article sur allhiphop.com à propos de votre album américain à venir qui aurait été soi-disant confectionné avec l’aide de Teddy Riley, Snoop et T-Pain. Cet article est apparue puis
l’histoire s’est tue d’elle même. Y avait-il une quelconque vérité à ça ou n’étaient-ce que des rumeurs?
Jay Park : C’étaient des rumeurs. J’ai fait une chanson avec Teddy Riley, « Demon » et j’ai participé à quelques chansons de T-Pain et Snoop Dogg mais je ne sais pas si elles vont sortir ou pas. Ce n’étaient que des rumeurs.
J’essaie vraiment de me pencher sur les États-Unis mais je dois d’abord m’établir en Asie de manière sûre et aller aux États-Unis après pour règler tout ça. Peut-être l’année prochaine, en 2012.
Complex : Jusqu’ici, vous avez déjà été exposé à la célébrité en Corée du sud ainsi qu’en Asie et vous envisagez de vous lancer sur le marché américain. D’après vous, y a-t-il une différence entre les critères pour être une
star en Asie et une star ici? Ou alors est-ce que c’est la même chose?
Jay Park : C’est vraiment différent mais à mon avis, si tu as le talent, si tu restes humble et cool, si tu restes fidèle à toi même, les gens te remarqueront. Lors des interviews, lors des émissions télévisées, des radios, même
dans tes chansons, si tu restes vrai et que tu es talentueux, les gens le verront. Et peu importe où tu te trouves, tu réussiras.
Complex : Vous avez donné plusieurs interviews en Corée du Sud l’année dernière mais il n’y en a pas vraiment en anglais. Est-ce vous prévoyez de donner plus d’interviews à la presse américaine l’année prochaine?
Jay Park : Si jamais je faisais des interviews ici, tout le monde dirait « Oh oui, il fait deux-trois trucs en Asie » Personne ne serait vraiment au courant. Personne n’entendrait vraiment parler de moi, ils ne sauraient pas qui je
suis. C’est pour ça que dès que je sortirai quelque chose aux États-Unis, je pourrais dire « Vous pouvez me joindre plus tard, je serai sur scène à New York »
Complex : C’est sûr. Bien que vous ayez un nombre de fans conséquent aux États-Unis, je suis sûr que vous préfériez toucher tout le monde.
Jay Park : Ouais, j’ai envie de m’étendre à tout le monde. Pas seulement ceux qui aiment la K-pop, mais tous ceux qui aiment la pop, la musique en général et tout ça.
Complex : Quand vous êtes revenus en Corée du sud pour la première fois, vous êtiez totalement libre. Depuis, vous avez signé un contrat avec des managers aux États-Unis et l’été dernier, vous avez signé chez Sidus en
Corée du Sud. Quelles sont les qualités que vous recherchiez chez eux?
Jay Park : Même à ce moment là, je n’y ai pas vraiment pensé. Je n’étais pas vraiment fixé, je ne me suis pas dit « Oh je dois faire un album en Corée du Sud, et après ci et ça » J’allais juste où le vent me portait. J’étais
tranquille, comme vous avez pu le remarquer. Ned (Sherman, de Digital Media Wire) et sa femme, Tinzar, m’ont en fait approché. Tinzar a eu vent de mon histoire et elle s’est sentie mal à propos de ce qui s’est passé. Ils
m’ont organisé plusieurs rendez vous avec des managers et on a ensuite rencontré Seth [Friedman]. Il a vraiment un parcours de fou et c’était le plus sympa de tous, décontracté, cool, un peu comme moi. J’ai donc pensé
qu’on allait bien tous ensemble. En ce qui concerne Sidus, c’est une companie vraiment très bien établie en Corée du Sud et ils ont fait beaucoup d’efforts pour parvenir jusqu’à moi, donc j’ai vraiment apprécié le geste.
Ensuite, on a signé le contrat, j’ai eu la liberté de faire ce que je voulais d’un point de vue créatif, ce qui me tenait à coeur. C’est pour ça que j’ai décidé de travailler avec eux.
Complex : Vous avez tourné votre premier film, Hype Nation, durant l’été. Est-ce que vous avez déjà pu apercevoir le produit fini? D’après vous, cette expérience était-elle une réussite?
Jay Park : Je n’ai pas encore vu le film. Il n’y a pas vraiment de bruit autour de Hype Nation en ce moment. Même quand on le tournait, et encore une fois, je ne l’ai pas fait parce que je me suis dit que c’était une bonne
chose pour ma carrière, que « Oooh si je tourne ce film, ça va être un carton au box-office ». Honnêtement, je ne m’attendais pas vraiment à ce que c’en soit un.Je l’ai juste fait parce qu’AOM pouvait y participer. Les
producteurs m’ont confirmé leur présence donc on s’est partagé l’argent que j’ai reçu. Tout le monde est venu avec moi : ma bande et ma famille. C’était la première fois qu’on allait tous au même endroit ensemble donc j’ai
accepté.
Complex : Sur Internet, vous êtes une sorte de machine à réseaux sociaux. Que pensez vous de votre connexion avec vos fans sur Twitter (@JAYBUMAOM) et compagnie?
Jay Park : Quand je faisais encore partie du groupe, j’étais vraiment flemmard, je ne faisais pas de fanservice du tout. Même quand on me demandait de le faire, je ne le faisais pas.
Complex : Oh, donc tous les membres de 2PM avaient des comptes Twitter à l’époque?
Jay Park : La compagnie nous avait créé des comptes Twitter mais je suis le seul à ne l’avoir jamais utilisé. J’étais celui qui utlisait le moins le fancafé et je ne postais jamais de commentaires. J’étais vraiment paresseux.
Mais depuis que toute cette histoire s’est passée, le scandale, la controverse, mes fans sont restés à mes côtés à travers toutes les épreuves. Je ne peux donc pas m’empêcher d’être comme ça parce que je suis
reconnaissant. J’utilise Twitter, Facebook, Youtube et j’essaie juste de les informer sur ce qui se passe parce qu’ils ont attendu mon album pendant très longtemps, à peu près un an et demi, donc je les mets à jour sur mes
activités de cette manière.
Complex : J’ai remarqué que le dernier sujet à la mode parmi vos fans était vos tous nouveaux tatouages. Je pense qu’ils ont peur que vous commenciez à ressembler à Lil Wayne ou Wiz Khalifa.
Jay Park : [Rires] Eh bien à la base, j’en ai fait quelques uns. Puis en me regardant dans le miroir, j’ai commencé à penser qu’il m’en fallait d’autre. [Rires] J’ai donc enchainé les tatouages pendant une période d’environ un
mois voire un mois et demi. Vous savez, quand on a beaucoup de tatouages, on n’est pas très bien vu et il y a parfois des complications pour passer à la télé. Moi par contre, je me fiche que ce soit mauvais pour mon
image. Quand on est une bonne personne, l’apparance ne change rien, on reste une bonne personne. J’ai arrêté les tatouages pour le moment mais on ne sait jamais ce qui peut arriver. J’ai envie d’en avoir plus au fil des
années.
Complex : Des grosses compagnies coréennes sont encore à la recherche de « nouveaux Jay Park ». Étant donné que vous avez réussi le programme d’entrainement, quels conseils pouvez-vous donner à un adolescent qui
se trouve dans la même situation que vous lorsque vous aviez 17 ans et que vous vous apprétiez à aller en Corée du sud?
Jay Park : A cette époque, je n’avais pas d’amis, j’étais vraiment dans un tout nouvel univers : La nourriture, la langue… Je ne parlais pas du tout coréen. C’était comme un choc culturel. Ils faisaient tout différemment donc je
n’étais pas très extraverti et j’étais très négatif. Je dirais donc que pour que l’expérience soit plus appréciable et que les choses se passent mieux : Sois prêt à tout et profite de cette expérience. Même si tu n’aimes pas, essaie
d’apprécier. Tu en tireras forcément des leçons et deviendras une meilleure personne. C’est tout ce que je peux dire.
Complex : Après tout ce qui s’est passé, avez-vous des regrets? Ou pensez vous que tout s’est déroulé de cette manière pour une raison particulière?
Jay Park : Je pense que tout évènement a une explication. Après la controverse, je suis revenu à Seattle et j’ai travaillé dans un garage. Vous savez… j’avais l’habitude de voir mes amis, ma bande et ma famille deux semaines par an avant. Même quand j’étais actif en Corée du sud, ce que je voulais par dessus tout c’était être avec ma bande et voir ma famille. Maintenant, je peux enfin faire tout ça. Je voyage partout avec AOM, c’est comme un rêve devenu réalité.
Complex : Après des déclarations de JYP lors d’émissions télévisées et vos excuses publiques, il y a toujours des interrogations sur ce qui vous a forcé à quitter 2PM. Est-ce que vous prévoyez de révéler votre part de
l’histoire en la relatant dans un livre ou quelque chose dans le futur? Ou alors est-ce que vous pensez que ce chapitre doit être définitivement clos?
Jay Park : D’après moi, écrire ce genre de livre est seulement destiné à des personnes qui tombent peu à peu dans l’anonymat et qui veulent revenir en faisant sensation. A quoi cela sert-il de créer de nouvelles
controverses quand tout va bien? Je fais juste mon travail, j’essaie de m’améliorer artistiquement, faire plaisir à mes fans et être avec ma bande et ma famille.
Complex: Qu’est-ce que vous allez faire ensuite? Que voulez-vous que les lecteurs de Complex qui ne sont pas familiers avec vous retiennent de vous?
Jay Park : Lorsque j’étais à Los Angeles, j’ai travaillé avec plusieurs producteurs : Greg Ogan [Britney Spears, Rihanna], Stereotypes [Ne-Yo, Justin Bieber, Far East Movement], Dre from Dre & Vidal [Chris Brown, Usher] donc j’ai plusieurs chansons qui sont vraiment bonnes et prêtes. Certaines d’entre elles sont des pistes R&B, d’autres plus hip-hop et même quelques sons electro-dance. Une fois que je les dévoilerai, ils verront qui je suis.
Au jour d’aujourd’hui, je veux juste qu’ils pensent que même si je suis sur la scène Kpop, je reste un bboy, je reste un rappeur et je reste un artiste. Je suis juste un mec cool qui s’amuse avec ses amis et qui se produit sur
scène à travers le monde.
Complex : Pour finir, maintenant que la sortie de votre album coréen est imminente, êtes vous toujours inquiet de la manière dont vous êtes perçus en Corée du Sud?
Jay Park : Pas vraiment parce que j’ai juste essayé d’être quelqu’un de bien, de faire plaisir à mes fans, de m’occuper de tous ceux qui m’entourent. Si jamais ils pensent que c’est quelque chose de mal, qu’est-ce que je
peux bien y faire? Tout ce que je veux c’est faire de la bonne musique, j’espère qu’ils verront ça. J’aimerais que lorsque mon album sortira, ils se diront « oh, ce type a du talent, il écrit ses chansons lui-même, il sait danser,
chanter, rapper et il a accompli tout ça avec l’aide de ses plus proches amis » Si jamais mon album a du succès, j’aimerais qu’ils voient que j’essaie d’aider tout le monde et que je suis quelqu’un de bien.

Credit : Complexmag, ITSJAYPARK.COM, Sherlockette @ LoveandJ

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