[Interview] Comment Jay Park est devenu la nouvelle espèce (New Breed) de la Kpop et du RnB.

La Star de la Pop Coréenne, un Don Juan né dans l’état de Washington parle de sa carrière marginale et de Jeremy Lin

« Je suis descendu de l’avion et il y avait une odeur différente dans l’air ». C’est ainsi que Jay Park se souvient de ses premières secondes à Séoul, en Janvier 2005, quelques mois après qu’il soit sorti du Lycée, chez lui dans la banlieue de Seattle. Park s’est retrouvé entraîné dans la JYP Entertainment, une des trois grandes compagnies du divertissement dans la capitale de la Corée du Sud. Il n’avait que 17 ans à l’époque, il ne parlait pas très bien coréen et en connaissait encore moins sur la pop Coréenne – sa passion était le b-boy, qu’il a utilisé pendant l’audition locale de JYP à laquelle il s’est rendu, par ordre de sa mère. « J’ai rencontré toutes ces personnes et je ne pouvais pas vraiment communiquer avec eux », a-t-il déclaré à propos de ce premier jour. « Je ne savais même pas quoi manger. »

Faisant part du programme d’entraînement de JYP, un système bien pensé visant à préparer une douzaine de recrues adolescentes pour la demande croissante du fandom international de la pop, Park est retourné à l’école, pour l’essentiel. Il s’est entraîné à des danses chorégraphiées. Il a pris des leçons de chants. Il a suivit des cours intensifs d’acrobatie et de Chinois. Et en 2008, il s’est finalement retrouvé sur la télévision corénne pour la première fois, faisant part à l’émission « Hot Blooded Men » de Mnet, une série documentaire qui permettait aux fans de le voir, lui et les autres recrues, rivaliser pour des places dans ce que deviendrait les 2 groupes de JYP les plus reconnus jusqu’à maintenant, 2PM et 2AM. « C’était plutôt acharné », dit-il, en parlant de ce système de « recrues » (NDT : trainees ). « Vous avez un paquets de mecs qui essaient de débuter, et vous ne savez pas qui va réussir ou qui ils vont choisir. Vous devez tirer votre épingle du jeux. » A la fin de l’émission, les fans ont voté « Jaebeom », son nom de scène en Corée (et son nom de naissance), pour guider le boy band à 7 membres, 2PM, à partir de Septembre de la même année. « (Mes amis) se sont moqués des vêtements qu’on portait et de tout ça. » a-t-il précisé. « Ils étaient habitué à me voir avec des vêtements cool comme des survêtements. Tout à coup, je portait du maquillage et des vêtements excentriques. »

Jay Park (Photo: Ten Asia/Multi-Bits via Getty Images)

Mais, fin 2009, un fan consciencieux a trouvé un commentaire rempli de frustration (« la Corée est gay… Je déteste les coréens ») que Park avait laissé derrière, sur le profile Myspace d’un ami pendant ses premiers mois confus en Corée en tant que recrue. Bien que le fondateur de la JYP, Park Jin Young – à qui Park a depuis crédité le fait qu’il l’ élevé de manière « spirituelle » et « créative » – ait insisté au milieu des protestation que la star, prise dans des difficultés, resterait un membre de 2PM, Park a annoncé qu’il quitterait le groupe et la Corée. Une excuse officielle a été publiée. Les fans, se lamentant, l’ont accompagné jusqu’à son départ à l’aéroport international de Incheon. Quelques semaines plus tard, il vivait chez lui avec ses parents à Edmonton, et travaillait grâce à un job à mi-temps dans un magasin. Quand 2PM a enfin sorti leur premier album le 10 Novembre, ils l’ont nommé 1:59 PM, en hommage au membre qu’ils ont perdu.

Après un long moment ,Park a commencé à enregistrer des chansons d’autres artistes avec une webcam chez lui. En Mars 2010, les fans s’étaient déjà habitués à observer chacun de ses mouvements dans une vidéo dans laquelle il était habillé avec un haut blanc et dans laquelle il montrait brièvement ses abdos au rythme d’une version revisitée de Nothing On You dont l’auteur est B.o.B de Bruno Mars. Cela a attiré 2 millions de vues en deux jours, faisant de la chanson originale la plus téléchargée sur iTunes, et menant au retour de Park dans un avion pour la Corée du Sud, où on l’avait déjà convaincu de participer à un film de break danse. Peu après, Park a signé chez SidusHQ, ayant l’intention d’écrire et de produire ses propres œuvres en tant qu’artiste solo. C’est un retour qui démontre la puissance écrasante de la Pop Coréenne sur la toile : les fans ont été capable de ressusciter la carrière de Park aussi rapidement que ses « anti-fans » l’ont tué.

Ce volte face a placé Park dans un scénario intéressant, celui dans lequel il se découvre avec quelque chose que trop peu de starlettes de Kpop ont – en particulier ceux employés par JYP ou ses rivaux de mêmes nature et aussi influents, S.M et YG- ; le contrôle de ses créations et de l’intensité de son travail. L’éducation pop coréenne soigneusement dessinée étant d’une aide précieuse, il a depuis opté pour l’écriture et l’enregistrement de chanson avec un swagger Américain, et en plus de cela, avec le personnage sympathique du monde du Hip Hop et du R&B avcec lequel il a grandit, le prénommé Swizz Beats. Il a donc échangé des tweet avec celui-ci pendant le tout dernier et très évoqué voyage à Séoul. Et, sur le tout dernier album de Park, nommé avec justesse « New Breed », doux, culturellement acceptables (par les standards Coréens qui sont définitivement plus conservateurs), se trouvent des singles coup de poings, « plus tranchants » et plus « provocateurs » que Park compare avec les pop professionnelles qui récemment règnent sur l’état du Hit Parade. « Le reste de mes chansons est trop explicite », explique-t-il en parlant de la part de lion qu’il a fait lui-même de cet album, au lieu de la Télévision coréenne et de la radio. « Je parle de sexe, je parle de boissons alcoolisées et de clubs. Je m’exprime beaucoup plus sur le reste de l’album. » Après sa sortie, New Breed a trouvé sa voie dans le Hit Parade R&B de Itunes, y compris ici aux Etats Unis, un marché que la plupart des groupes Kpop, Park inclut, convoite.

Bien qu’il désigne Drake et même Chris Brown comme repère culturel de la pop Américaine (deux personnes avec lesquelles il aimerait un jour travailler pour le marché américain), Park a trouvé son inspirattion dans la NBA (NDT : Ligue de Basket Ball nord américaine). « Jeremy Lin est fou » (NDT : Joueur de la NBA) dit-il en parlant du très suivi Tainwanais-Américain, le gardien de New York. « Il était hors du jeu et maintenant il joue avec les plus grands. Les gens ne peuvent pas le haïr même s’ils le veulent parce qu’il est trop bon. C’est comme ça que les stars de la Kpop doivent être perçu en Amérique si ils veulent réussir. Ils doivent être tellement bons à ce qu’ils font, dans n’importe quel domaine, que même si les gens les détestent, ils ne pourront rien dire. Je ne cesse pas d’y penser. Si je ne suis pas mort, alors il y a encore beaucoup de choses à faire. »

Source : Vyvy@ itsjaypark

Credit : SPIN

Crédit Traduction Française : Anne-So@L&J

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